Émeline Aubert préside l’USF gymnastique avec une énergie communicative. Entre le pro, le perso et le bénévolat, son emploi du temps force le respect.
La gymnastique, elle n’est pas tombée dedans quand elle était petite. Ce sont ses enfants qui l’y ont conduite : son fils ainé tout d’abord, suivi de ses sœurs de 12, 9 et 7 ans, toutes trois compétitrices.
Comme chez les Aubert, le sport est une chose sérieuse, Émeline s’est plongée à son tour dans la vie de l’USF gymnastique… jusqu’au cou.
Passée en quelques mois de membre du bureau à présidente à la faveur d’un concours de circonstance, elle a pris les choses en main avec l’énergie et la bonne humeur qui la caractérisent.
« Le club, c’est une micro entreprise avec quatre salariés et 475 licenciés, de 15 mois à 80 ans. »
Une grosse structure à laquelle elle consacre soirées et week-ends, épaulée par les membres du bureau.
« J’ai appris la patience. Gérer les parents des gymnastes et leurs exigences n’est pas toujours simple. J’ai aussi appris à dire non : quand un cours est complet, même si on veut faire plaisir, on ne peut pas pousser les murs… »
Sur les routes
Pour le plaisir de partager la passion de ses filles, Émeline Aubert ne compte pas son temps. C’est même une caractéristique familiale.
« Lors des galas, leur papa tient la buvette, leur frère porte le costume de mascotte et leur grand-mère coud les chouchous des gymnastes. »
Sans oublier le grand-père qui se costume volontiers en père Noël en fin d’année.
C’est aussi en famille que l’on sillonne les routes le week-end, au gré des compétitions des trois filles.
« De Saint-Nazaire à Bourges en passant par la Vendée, on voit du pays et les enfants découvrent plein de choses. C’est une école de la vie. »
Côté pro, Émeline Aubert a pris en charge des enfants pendant une vingtaine d’années. Aujourd’hui elle s’apprête à devenir conseillère funéraire. Un tout autre monde, mais avec un point commun : l’attention à l’autre. Un univers dans lequel sa bienveillance naturelle sera précieuse.