Cheville ouvrière du Cahier fléchois, Daniel Potron a consacré sa vie professionnelle aux sciences et ses loisirs à l’histoire. Celle de La Flèche lui doit beaucoup.
Nous sommes en 1961. Daniel Potron descend du train en gare de La Flèche, équipé en tout et pour tout d’une petite valise.
« Je suis allée chez Monsieur Plard, le coutelier, pour lui demander où se situait le Prytanée. »
L’agrégé y enseignera les sciences physiques pendant trente-six ans, essentiellement aux élèves de classes préparatoires.
« Pourtant il était prévu que je retourne à Dijon. Une place m’attendait au CNRS. Mais La Flèche m’a plu et mon épouse s’y plaisait aussi… »
Sans regret, Daniel Potron a consacré sa carrière à l’enseignement et ses loisirs à l’histoire locale. Au début autour des cartes postales anciennes, avant de rejoindre le groupe Connaissances du Pays fléchois, fondé notamment par Jacques Termeau et Alain de Dieuleveult.
Riches mémoires
« J’ai commencé à écrire dès le deuxième numéro, sur le déplacement de la maison de tolérance et la démission du maire. Aujourd’hui je ne suis pas très content de cet article, il manque de ponctuations. »
Ce n’est qu’un début, qui sera suivi de très nombreux textes, à chaque nouvelle parution du Cahier fléchois et sur toutes sortes de sujets.
« Le thème que je décide de creuser pour le numéro en cours arrive souvent assez fortuitement ou est lié à l’actualité. Ainsi dans le prochain Cahier fléchois j’évoquerai Port-Luneau. »
Il y a les articles, mais aussi de nombreux ouvrages, consacrés à La Flèche, au Pays fléchois, au Prytanée, à La Poste… Insatiable curieux, Daniel Potron consacre chaque jour entre 30 à 45 minutes à des recherches en ligne sur La Flèche.
« Et je trouve encore des choses ! »
Et ce n’est que l’un de ses nombreux centres d’intérêts, aux côtés de la lecture, essentiellement des livres historiques et des biographies, du cinéma notamment les films policiers et les comédies sentimentales, sa collection de poids et pesons…
Sans oublier le temps qu’il consacre chaque jour à ses mémoires, sorte de journal de bord riche déjà de plus de 5 200 pages…