Le bénévolat est gravé dans son ADN : présidente du Carroi, Michèle Pillot en est également un des piliers depuis de nombreuses années.
« Le Carroi, c’est une maison qu’on ne quitte pas comme ça. »
Michèle Pillot sait de quoi elle parle. Entrée comme adhérente dans les années 80, elle en est la présidente depuis 2015. Une fonction qu’elle avait déjà assumée de 1995 à 2001.
« Le milieu associatif, c’est un peu toute ma vie. Et quand tu mets les pieds ici, c’est pour le restant de tes jours ! D’ailleurs beaucoup de ceux que j’ai connus en arrivant sont encore présents. »
Michèle Pillot est fière de cette « maison atypique ».
« Le Carroi est une grosse machine, dotée d’un budget de 600 000 euros. Mais nous avons la chance de pouvoir compter sur une équipe de permanents soudée et compétente, mise à disposition par la Ville. »
Deux mandats d’adjointe
La Ville, premier partenaire de l’association, dont Michèle Pillot connaît bien les rouages : elle fut en effet adjointe au maire, en charge de la Culture de 2001 à 2014.
« Ces deux mandats m’ont amenée à prendre un peu de recul pour ne pas empiéter sur le travail des administrateurs du Carroi. Mais aussi à découvrir une autre façon d’aborder la culture avec des prises de positions politiques, des choix budgétaires… »
À faire également des rencontres marquantes.
« Des élus de la République, parlementaires ou sénateurs, des chefs de partis, que je n’aurais jamais croisés sans ce mandat. »
Et c’est riche de cette expérience que Michèle Pillot a retrouvé, presque naturellement, la présidence du Carroi, après les élections municipales de 2014. Aujourd’hui, elle se pose la question de la relève.
« Il faut que de nouvelles personnes entrent au conseil d’administration et prennent peu à peu des responsabilités »
Pour sa part, elle se verrait très bien consacrer plus de temps à ses proches et à ses nombreuses activités, dont l’encadrement d’ateliers. Bénévole un jour…