En plus de son activité professionnelle, Michèle Bodet a toujours mené sa vie tambour battant, au service de ses engagements personnels et du souvenir des soldats morts pour la France.
Fin octobre était inaugurée la rénovation du carré militaire du cimetière Saint-Thomas. Une journée à marquer d’une pierre blanche pour Michèle Bodet, présidente du comité fléchois du Souvenir français, qui se mobilise pour conserver le souvenir des soldats morts pour la France, en entretenant tombes et monuments commémoratifs.
« Il aura fallu six années pour aboutir. »
Six années pendant laquelle elle n’a jamais perdu de vue son objectif.
« Quand je m’engage dans quelque chose, c’est à fond et du mieux que je peux. »
Ce trait de caractère la définit particulièrement bien. Elle qui, toute jeune mariée, se retrouva à travailler dans le magasin Leclerc de La Flèche, rue de Ceinture, aux côtés de son époux et de ses beaux-parents.
« On passait dans tous les rayons, pour savoir tout faire dans le magasin. »
Histoire et généalogie
Une formation intensive, avant que le jeune ménage prenne la tête du magasin, puis de celui de Sablé-sur-Sarthe dans les années 90.
« Moi qui envisageais un poste de secrétaire trilingue avant de rencontrer mon mari, je dois reconnaître que j’ai beaucoup aimé l’univers de la grande distribution de l’époque. »
Malgré les responsabilités qu’implique la direction d’une entreprise de 200 personnes, Michèle Bodet a toujours trouvé du temps pour se plonger dans l’histoire, celle des conflits en particulier.
« Ma mère était veuve de guerre et a élevé seule ses cinq enfants. À la maison on ne parlait pas de ce sujet et comme je n’avais pas de réponse à mes questions, j’ai cherché toute seule. »
Cette envie de comprendre le passé l’a aussi amenée à plonger dans ses racines familiales, grâce à la généalogie. Un atout pour retrouver les descendants des soldats morts pour la France, afin que le souvenir de leur sacrifice perdure.