Originaire de Madrid, grande voyageuse et curieuse de toutes les cultures, Maria Pichel Quemada a posé ses valises à La Flèche il y a quelques années.
Pétillante, chaleureuse et volubile : ces trois adjectifs vont comme un gant à Maria Pichel Quemada. On pourrait ajouter : curieuse des autres, quels que soient leurs modes de vie, leur culture, leurs croyances.
Ces qualités, cette jeune femme les a développées très tôt, encouragée par un milieu familial très ouvert sur le monde.
« Ma sœur et moi avons beaucoup voyagé avec nos parents, puis dès l’âge de 14 ans, j’ai passé mes étés dans des familles d’accueil, en Irlande. »
Pour ses parents, l’apprentissage des langues, et en particulier de l’anglais, est primordial.
« Bien plus que les mathématiques ! »
Ça tombe bien : elle apprend sans effort ou presque les langues étrangères, portée par des facilités naturelles et ses nombreux voyages.
Des liens avec Huelma
« Aujourd’hui je parle espagnol, français, anglais, néerlandais et si je ne m’exprime pas en italien, je comprends les conversations de mon mari avec son père, originaire de la péninsule. »
Convaincue de l’importance d’aller à la rencontre de l’autre, c’est tout naturellement qu’elle a aidé à la création du jumelage de La Flèche avec Huelma, en Espagne.
« À mon arrivée à La Flèche, j’ai animé un atelier d’espagnol au Carroi. Plusieurs de mes élèves étaient membres du comité de jumelage et notamment son président, Michel Ducreux. »
Huelma, localité Andalouse de 6 000 âmes, située à 1 400 km de La Flèche, n’est autre que le village natal de son père.
« J’y connais beaucoup de monde et c’est très facile d’entrer en contact avec l’équipe municipale, très jeune, très dynamique et immédiatement intéressée. »
Maria Pichel Quemada a fait le lien entre les deux municipalités, jusqu’à la signature du document de jumelage, en 2022. Et se réjouit, depuis cette date, de voir les échanges se multiplier, en particulier entre les collèges et lycées.
« J’encourage les jeunes, notamment du lycée Notre-Dame où j’enseigne, à sortir de leur cocon pour aller vers les autres et découvrir d’autres cultures. C’est la clé pour lutter contre le racisme, l’exclusion et devenir un vrai citoyen européen. »
Tout comme elle.