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Ville de La Fleche

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14 août 2020

Histoire de La Flèche

De La Flèche avant l'an 1000, nous avons simplement la trace d'une présence romaine sous la forme de villa, grande exploitation agricole de l'époque, située un peu à l'ouest de la ville. Mais nous ne disposons pas de signes d'existence d'un foyer de peuplement.

De La Flèche avant l'an 1000, nous avons simplement la trace d'une présence romaine sous la forme de villa, grande exploitation agricole de l'époque, située un peu à l'ouest de la ville. Mais nous ne disposons pas de signes d'existence d'un foyer de peuplement.

Le berceau de la ville est localisable dès le Haut Moyen Age, à quelque distance de l'actuelle cité, sur l'ancienne paroisse de Saint-Ouen. Deux édifices témoignent encore de la présence d'une petite agglomération sur l'emplacement de l'actuel quartier Saint-André.

La chapelle Notre-Dame des Vertus, ancienne église de Saint-Ouen puis de Saint-Barthélemy, date du 12e siècle. Son style roman, avec son superbe porche et le petit cimetière aux portes même de l'église évoque cette période de ferveur religieuse.

La chapelle Notre-Dame des Vertus
La chapelle Notre-Dame des Vertus

Le prieuré Saint-André qui abritait une petite communauté religieuse est le deuxième bâtiment le plus ancien de la ville.

Une ville d'eau

Les documents datant du Moyen Age sont rares mais nous pouvons imaginer une agglomération de petite dimension, faite de ruelles et de maisons serrées les unes contre les autres.

Plus tard, la ville est entourée de remparts et de douves. Partant du Loir, une douve file vers le Nord, le long de l'actuel boulevard Jean Moulin, à l'Est le rempart est percé à l'emplacement de la porte Mancelle.

Aux alentours de l'actuelle place Thiers, les douves prennent la direction de l'Ouest suivant l'axe du boulevard d'Alger qui recouvre les eaux depuis les travaux de la fin du 19e siècle.

Cette douve longe ensuite les bâtiments du Prytanée National Militaire et bifurque à nouveau vers le Sud, près de la rue du Parc. Une autre porte, la porte Saint-Jacques, s'ouvrant dans la direction d'Angers, était située au carrefour de la rue Carnot et de la rue Saint-Jacques.

On peut encore voir, depuis la rue des Fossés, les restes d'une tour de l'ancien Rempart. En ce lieu, la douve rejoint le Loir.

Du Moyen Age jusqu'au 18e siècle, La Flèche est un gros village. Evoquer cette époque, c'est faire revivre le personnage de Lazare de Baïf, le meilleur helléniste de son temps.

Cet érudit vécut dans la première moitié du 16e siècle. Une partie de sa vie se déroula au manoir des Pins, à quelques kilomètres de La Flèche.

Sur cette maison l'inscription grecque "hâte-toi lentement " est encore lisible. Lazare est le père de Jean-Antoine de Baïf, l'un des sept poètes de La Pléiade.

Des personnages marquants

Le personnage qui va marquer la commune et faire de La Flèche une ville digne de ce nom, est lié au roi Henri IV.

C'est la grand-mère d'Henri IV, Françoise d'Alençon qui, délaissant le vieux château situé au milieu du Loir, fait construire en 1540, un nouvel édifice : le château-neuf.

Le vieux château des Carmes au milieu du Loir
Le vieux château des Carmes au milieu du Loir

Une légende nous apprend que les parents d'Henri IV, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, conçurent le roi de Navarre et futur roi de France, à La Flèche.