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du samedi 6 février 2016 au dimanche 20 mars 2016
Exposition

Heureuses mécaniques

Exposition de François Monchâtre avec Antoine Birot, du 6 février au 20 mars, à la Halle-au-Blé. Entrée libre et gratuite.

Le Carroi a provoqué la rencontre du plasticien fléchois François Monchâtre avec Antoine Birot, musicien et créateur de machines.

Leurs œuvres mécaniques sont à l'affiche de l'exposition "Heureuses mécaniques" à la Halle-au-Blé, du 6 février au 20 mars.

Ouverture les mercredis et samedis de 14h30 à 17h30 et les dimanches de 10h à 13h puis de 14h30 à 17h30.
Entrée libre et gratuite.

Une visite nocturne en présence des artistes est proposée le vendredi 11 mars à partir de 20h, accompagnée par le duo à cordes "Duo Solstice".

Une belle rencontre

"Heureuses mécaniques" est le fruit d'une belle rencontre entre deux sculpteurs.

Antoine Birot, homme de théâtre et plasticien, a rencontré François Monchâtre en 2014 à La Flèche, à l'issue de son spectacle "Suspendu".

Formé à l'école du spectacle vivant, déjà sculpteur avant de découvrir son aîné, Antoine Birot reconnaît un questionnement commun avec le Fléchois.

L'homme et la machine

Chez Antoine Birot, les machines sont autonomes, leurs sons et mouvements perpétuels. L'artiste en présente cinq dans cette exposition dont il signe la scénographie.

Une éolienne entraîne un bras écrivant sans discontinuer, un paludier marche dans le sable enfermé dans une boucle sans fin.

Ses installations questionnent notre rapport au monde, ce qui nous lie à la vie, les liens entre l'homme et la machine.

Suspendu 3 Sitôt j'efface mes traces que d'autres apparaissent - Antoine Birot
Suspendu 3, Sitôt j'efface mes traces que d'autres apparaissent - Antoine Birot

Entre Monchâtre et Birot, les matériaux (bois, bronze, fer blanc, zinc) sont les mêmes. La technique également : engrenages, rouages, bielles, manivelles... entraînent les sculptures dans un mouvement obsessionnel.

Les deux artistes mettent en scène ces machines dans un seul but : nous divertir.

C'est un pied-de-nez, car on attend souvent d'elles une utilité. Ici, elles ne sont là que pour nous faire rêver.

Oeuvres mécaniques à l'affiche de cette exposition

Monchâtre, sculpteur de l'inutile

Enfant, il est très vite inspiré par le machinisme agricole. Il se prend de passion pour le bricolage et commence à fabriquer ses propres machines. Pour un Noël, il a même demandé une boîte de clous en guise de cadeau !

En 1963, François Monchâtre s'installe à La Flèche. Il peint des OPNI, Objets Peints Non Identifiés et représente ses premières "automaboules", au volant desquelles s'affaire le Crétin, un de ses personnages fétiches.

En 1970, il entame une série de "Machines poétiques". Sculptures fantaisistes de bois, de métal, enchevêtrement de rouages et de mécaniques, elles ne servent à rien d'autre qu'à produire du rêve.

Les fils d'Icare - François Monchâtre
Les fils d'Icare - François Monchâtre

Depuis 1964, ses œuvres sont progressivement exposées dans toute la France et à Venise, Munich, Bruxelles, Gand, Genève, Londres, New-York où elles rejoignent des collections publiques ou privées.

Comme une réponse à la société industrielle qui a vu grandir l'artiste depuis son enfance, ses peintures et sculptures ont érigé en principe les vertus de l'inutile.

Présentation de la machine
Présentation de la machine "Hanvers et Kontretous" par François Monchâtre