Mairie de La Flèche
Espace Pierre Mendès-France - 72205 LA FLECHE Cedex
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Ouvert du lundi au vendredi 8h30 - 12h15 et 13h15 - 17h30
Permanence le samedi 9h - 12h pour l'état-civil

Tourisme et Economie

Patrimoine

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Filet rouge

 

Le 12e siècle

Puce rouge Le numéro 50-52 rue Saint-Jacques
Fondé au 12e siècle, le prieuré-maladrerie Saint-Jacques n’a conservé que quelques colonnes de sa construction médiévale.
En 1603, avec la création du Collège des Jésuites, Henri IV décide d’utiliser ces bâtiments en infirmerie et en maison de retraite pour les jésuites.
Par la suite, en 1773, des transformations ont lieu avec d’importants remaniements tels que l’aménagement d’un grand corps en équerre, d’une chapelle, de réfectoires et de dortoirs.

La maison de repos et de santé de l’Ecole Militaire est vendue comme bien national durant la Révolution et devient une demeure privée.

Devenu hôtel après la Révolution, l’édifice a conservé de cette époque, un petit réduit discrètement aménagé contre l’épaisseur d’un conduit de cheminée. On ne connaît pas les raisons de cet aménagement, cela laisserait supposer qu’il aurait pu servir de cachette pendant la Révolution.

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Le 17e siècle

Puce rouge Le numéro 15 rue de la Cure
Le presbytère de Saint-Thomas est fait de deux hôtels particuliers, édifiés dans la ville intra-muros. L’hôtel de gauche a d’ailleurs conservé sa charpente du 15e siècle, celui de droite a, quant à lui, conservé certains éléments de sa construction du 17e siècle.
Au début du 19e siècle, les deux bâtiments sont la propriété d’Alexandre Roullet de la Bouillerie, sous-préfet de La Flèche entre 1814 et 1830. Il y installe ses bureaux et vend finalement l’édifice à l’administration en 1824. Les locaux vont servir de sous-préfecture jusqu’en 1863. Les bureaux administratifs se trouvaient dans des dépendances donnant sur la rue du Collège.
C’est en 1863 que les curés de Saint-Thomas vont s’y installer.

Puce rouge Le numéro 31 rue de la Dauversière
Cet hôtel est construit vers 1654 pour Jérôme Le Royer de la Dauversière (plus d'informations dans les Personnalités marquantes...). Ce logis adopte une forme en U, ouvert sur une cour intérieure que prolongeait un jardin. L’architecte est probablement Charles Cesvet.

Puce rouge Le numéro 5 rue de la Dauversière
L’hôtel a été construit à proximité des halles et de l’hôtel de ville vers la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle.

Puce rouge Le numéro 3 rue Vernevelle
Cette maison date du tout début du 17e siècle.

Puce rouge Le numéro 36 boulevard d’Algerle numéro 36 du boulevard d'Alger (photo ci-contre)
Cette demeure a été construite dans la première moitié du 17e siècle contre le mur d’enceinte septentrional. Cette maison doit son étroitesse à des contraintes foncières.
Cet édifice fut rattaché à partir de 1657 au couvent de Notre-Dame tout proche, dont il devint l’infirmerie.
Il sera, le temps de quelques années, la prison "dorée" du poète Gresset, exilé à La Flèche.

Puce rouge Le numéro 15 rue du Rempart
Bâti contre l’enceinte vers 1650, cet hôtel adopte un plan en U, délimitant une cour dont le quatrième côté est clos d’un mur.
On y accède par un corps de passage surmonté d’un élégant toit en pavillon. Au-dessus de la porte, se trouve l’écu aux armes du propriétaire, François Bertreau.

D’autres exemples d’hôtels particuliers
Hormis ces quelques exemples, de nombreuses demeures du centre ville actuel, datent des 16e et 17e siècles :
- le 54 Grande-Rue,
- le 19 Grande-Rue,
- le 20 Grande-Rue, etc.

Les fondations du Présidial et du Collège ont bouleversé les habitudes de la ville qui voyait émerger au 17e siècle, une nouvelle élite fortunée. Ceci explique la construction de vastes demeures bourgeoises.

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Le 18e siècle

Puce rouge Le numéro 10 rue Vernevelle : l'hôtel Hugerl'hôtel Huger (photo ci-contre)
C’est l’un des plus beaux hôtels particuliers de La Flèche.
Son architecte, Jacques V Gabriel, a construit cet édifice entre 1702 et 1704.
L’édifice est bâti sur un plan en U, comme d’autres hôtels du 17e siècle. Cette forme est due au manque de place et à une parcelle irrégulière sur laquelle il y avait des maisons dont l’architecte a réemployé certaines parties.

Au début du 19e siècle, l’hôtel abrita durant plusieurs années, les religieuses de Notre-Dame.

Il y a quelques années, il a été acheté par un particulier qui a obtenu son classement en tant que Monument Historique. En cours de restauration, depuis quelques années, l’hôtel Huger accueille aussi des expositions d’art contemporain.

Le 18e siècle est moins riche en construction, mais on multiplie les ouvrages de ferronnerie tels que, par exemple, la rampe de l’escalier de l’hôtel Huger.

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Le 19e siècle

Puce rouge Le numéro 8 rue Fouquet-de-la-Varenne : la sous-préfectureLa sous-préfecture (photo ci-contre)
Après avoir été installée rue de la Cure, la sous-préfecture recherche un nouveau local pour ses bureaux. Elle décide donc la construction d’un nouvel hôtel, élevé au cœur d’un jardin donnant sur la place de la Libération, à l’emplacement de deux anciens couvents.
L’architecte qui réalisa ce chantier fut Félix Delarue, l’architecte qui participa à la construction du petit théâtre de la Halle au Blé.

Cet édifice est l’exemple type de l’éclectisme du 19e siècle, marqué de formes architecturales des siècles précédents. Les bossages des ailes appareillées en brique et pierre forment un contraste avec la pierre de taille du corps central.

Le 19e siècle est celui de la rigueur. On utilise les styles architecturaux des siècles passés comme la Renaissance :
- Le 4 Place Henri IV,
- le 16 rue du Marché au Blé,
- le 4 rue des Capucins, etc.

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Le 20e siècle

Puce rouge L’hôtel de ville de La FlècheL'hôtel de ville de La Flèche (photo ci-contre)
L’hôtel de ville de La Flèche s’est doté d’un établissement de style contemporain depuis 1994, afin d’y installer ses bureaux.

Le choix de la forme (l’hôtel de ville est sur pieux) est judicieuse car elle rappelle les origines de La Flèche : en l’an 1000, les maisons, situées près du Loir, étaient sur pilotis afin de parer à d’éventuelles inondations.

L’idée dominante de cette architecture se résume en quelques mots : "La mémoire du temps, l’esprit de modernité".

La ville est un "être vivant". Comme tel, elle évolue, change, se transforme. Mais c’est un être d’une qualité particulière, dont la mémoire est continue dans les pierres, les rues, les places… Chaque lieu porte témoignage de cette évolution. Les strates s’accumulent, s’entrechoquent et forment ce que l’on nomme la ville.

Mais ici, à La Flèche, on trouve plus :
- Le Loir, sa lumière, ses reflets, sa présence,
- un site superbe, subtil, fragile,
- un lieu de passage qui s’est transformé progressivement à travers l’histoire, étape par étape.

Puce rouge Le parvis
Avec cette place, la Mairie dispose d’une véritable "cour d’honneur" ouverte sur la rue. Celle-ci signale clairement l’entrée de l’hôtel de ville et permet d’accéder librement au parc des Carmes.

Puce rouge Le cloître d’eau
Ce déambulatoire assure le lien entre les différents bâtiments et établit la véritable entrée de l’hôtel de ville. Son antichambre extérieure, abritée sous une structure légère, sa toiture transparente laisse découvrir la frondaison du parc des Carmes.

Puce rouge La place basse
Cette place enserrée par les bâtiments s’ouvre sur le Loir. C’est un lieu de promenade qui peut se prêter à des manifestations occasionnelles (théâtre de plein air) et permet d’accéder directement au parc des Carmes.

Les services administratifs municipaux ont pris possession de ces nouveaux lieux le 2 mai 1994.
Les architectes concepteurs du nouvel hôtel de ville sont au nombre de trois : Philippe Bodinier, Roland Korenbaum et Adrien Fainsilber.
Les deux premiers sont licenciés de l’institut d’urbanisme de Paris VIII. Philippe Bodinier est professeur à l’université d’Angers et Roland Korenbaum est professeur à l’école régionale des Beaux Arts.
Adrien Fainsilber reste le plus connu. Son œuvre est considérable, notamment avec la cité des sciences et de l’industrie de la Villette qui lui ont valu une reconnaissance et des récompenses prestigieuses. Membre de l’Académie d’Architecture et Grand Prix de l’architecture en 1986, il est chevalier de la légion d’honneur. Parmi ses réalisations, citons le Musée contemporain de Strasbourg et la bibliothèque de l'Alcazar à Marseille.

Puce rouge La gare routière S.N.C.F.La gare routière SNCF (photo ci-contre)
Depuis 1997, la gare routière de La Flèche, bénéficie grâce à la ville, de nouveaux locaux.
Cet édifice de style contemporain est un choix de la municipalité de créer, dans la continuité de l’hôtel de ville, des bâtiments très modernes.
Le lieu choisi est un lieu stratégique car, la gare routière se situe à proximité du centre ville et de la route du Mans. De plus, les autocars peuvent stationner sous les préaux, sans gêner la circulation.

Puce rouge Le parc des Carmes et le "Patrimoine eau"
Au regard des plans anciens, on ne peut qu’être frappé par l’ampleur des infrastructures hydrauliques "mises en place au cours des âges et le peu qui reste perceptible" ou plutôt "montré" aujourd’hui.
Ce phénomène de mise à l’écart ou de recouvrement progressif des douves est le fait de ce siècle.

Il semblait donc important que notre ville reconsidère et valorise ce "patrimoine eau" encore présent en le faisant participer à la ville d’aujourd’hui. C’est dans cette optique que de vastes travaux ont été entrepris notamment dans le parc des Carmes en 1990 : celui-ci est devenu un lieu de confluence.

Ces travaux ont permis de découvrir le patrimoine arboré de ce parc et de permettre aux familles et aux enfants de profiter de cet espace. Cela a aussi contribué à la mise en place d’un programme de nettoiement et de curage des douves, ainsi que d’un programme d’embellissement des petites rivières qui traversent notre ville telles que la Faucillette, le Fromenteau, le Cherruau. Les berges et leurs abords ont été consolidés et aménagés de façon à les rendre plus accessibles.

Puce rouge L’espace Montréal (photo ci-contre)L'espace Montréal
Cette maison des associations (architecte Pascal Schaeffer) comporte d’une part des bureaux mis à la disposition des associations (Animation et Culture Le Carroi et des associations sportives) et une salle d’accueil et de réunion d’autre part. Celle-ci s’inscrit dans un programme d’aménagement comportant la restauration du pavillon Fouquet de la Varenne et la construction d’une passerelle enjambant la douve et permettant un cheminement allant du centre ville et passant par l’Office de Tourisme, la piscine, le Carroi, le terrain des sports, le parc des Carmes, l’hôtel de ville et les bords du Loir.

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Les personnalités marquantes de l’histoire de la ville

Puce rouge MARIE PAPE-CARPANTIER (1815-1878)Marie Pape-Carpantier (photo ci-contre)
On trouve au numéro 3 rue Marie Pape-Carpantier, une école maternelle qui fut, en 1834, l’une des premières "salles d’asile" de La Flèche pour les jeunes enfants, tenue par des femmes charitables qui rendaient service aux mères de famille qui travaillaient.

Cette première école maternelle fut créée en 1834 par une Fléchoise, Marie Pape-Carpantier qui souhaitait que l’école ne soit plus une garderie pour les enfants, mais un lieu de pédagogie nouvelle basée sur une instruction ludique. Elle suivit une formation au Mans, chez Monsieur et Madame Pape, où elle rencontrera son futur mari.

Ses méthodes pédagogiques pour l’initiation des tous petits furent reconnues par le secrétaire d’Etat à l’instruction publique et elle devint, en 1848, Inspectrice Générale des Ecoles Maternelles de France.

Elle est la première femme à avoir pris la parole à la Sorbonne. Elle est considérée comme un précurseur de la nouvelle pédagogie au même titre que Piaget, Decroly ou Freinet.

Puce rouge JEROME LE ROYER DE LA DAUVERSIERE (1597-1659)Jérôme le Royer de la Dauversière (photo ci-contre)
Un Fléchois, Jérôme Le Royer, fils du receveur des tailles (le percepteur de l’époque) est élève au Collège des Jésuites. Il est passionné par les récits que font les missionnaires jésuites de leur séjour en Nouvelle France où vivent encore des peuples tels les Hurons et les Iroquois. Il rêve lui aussi d’être missionnaire un jour. Mais son père meurt et il doit lui succéder. Il se marie et fonde une famille.

Les années passent et son rêve le poursuit toujours. Il va donc imaginer une entreprise pour envoyer en Nouvelle France des hommes et des religieuses pour apporter aide matérielle et spirituelle à ces peuples sauvages.
Il lui faudra 10 ans pour monter ce projet : il fonde un ordre religieux hospitalier et fait construire un hôpital. Il rencontra à Paris, Chomedey de Maisonneuve qui souscrivit pleinement à son idée et l’aida financièrement.

De 1640 à 1659, des départs ont lieu du port Luneau à La Flèche vers Angers, puis Nantes, et La Rochelle. Après deux mois de navigation, les premiers colons se retrouvèrent sur le Saint-Laurent et fondèrent le 18 mai 1642 Ville-Marie.
Ce village construit en 1642 a grandi et est aujourd’hui Montréal, deuxième métropole de langue française au monde après Paris, où il existe toujours une communauté de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche.
L’instigateur, Jérôme Le Royer de la Dauversière, ne quitta jamais La Flèche.

Sa statue érigée dans le parc, montre qu’il regarde vers le Port Luneau, lieu de départ des hommes et des femmes ; mais aussi vers la chapelle Notre-Dame-du-Chef-du-Pont, où il a eu le 2 février 1630, la révélation de fonder un hôtel dieu et une congrégation religieuse : les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.

Une plaque au 31 rue de la Dauversière rappelle qu’ici vécut Jérôme Le Royer de la Dauversière, receveur des tailles et instigateur de la fondation de Ville-Marie devenue Montréal.
Cet hôtel est construit vers 1654 en U, ouvert sur une cour intérieure que prolongeait autrefois un jardin.

Puce rouge LEO DELIBES (1836-1891)Léo Delibes (photo ci-contre)
Ce compositeur est né en 1836 à Saint Germain du Val, commune rattachée à La Flèche depuis 1965. Auteur d’une œuvre abondante, d’une écriture rigoureuse et d’une aimable invention mélodique, il connut le succès avec de nombreux opéras bouffes, des opéras-comiques (Lakmé en 1883) et des ballets d’inspiration romantique (Coppélia en 1870 ; Sylvia en 1876) par lesquels il a préparé la renaissance de l’art chorégraphique en France, au début du 20e siècle.

Une statue commémore ce compositeur sur les rives du Loir entre le port Luneau et le centre ville.

Puce rouge LAZARE DE BAIF (1496-1547)
Diplomate, il fut ambassadeur de François 1er à Venise. Il est l’auteur de trois traités en latin. Considéré comme le meilleur helléniste de son temps, il traduisit l’Electre de Sophocle et l’Hercule d’Euripide. Son fils, Jean-Antoine de Baïf, né en 1532 à Venise, fut un poète de la Pléiade avec Ronsard et du Bellay et dirigea l’Académie Française de poésie et de musique fondée par Charles IX.

D’autres personnalités marquèrent aussi l’histoire de la ville...

Puce rouge GUILLAUME FOUQUET DE LA VARENNE (1560-1616)
Conseiller et ami d’Henri IV. Seigneur de La Flèche. Créateur de la ville moderne.

Puce rouge JEAN PICARD (1620-1682)
Mathématicien et astronome. Auteur des premières mesures précises des dimensions de la Terre.

Puce rouge JOSEPH SAUVEUR (1653-1716)
Mathématicien et physicien. Créateur de l’acoustique musicale.

Puce rouge FRANCOISE JAMIN (1773-1840)
Fondatrice de la congrégation religieuse de la Providence.

Puce rouge THEOPHILE THORE (1807-1869)
Journaliste, critique d’art, il est à l’origine de la découverte du peintre Jean Vermeer, mort en 1675 dont la biographie était jusqu’alors ignorée.

Puce rouge PAUL D’ESTOURNELLES DE CONSTANT (1852-1924)
Diplomate et homme politique, il fut député puis sénateur de la Sarthe. Ministre plénipotentiaire, il reçut le prix Nobel de la Paix en 1909.

Puce rouge ANDRE-LOUIS FERTRE (1886-1971)
Humaniste, peintre, graveur, il fut aussi poète et se fit le chantre du pays Fléchois et de la vallée du Loir.

Puce rouge FELIX-JEAN BAYLE (1843-1920)
Chargé de cours au Prytanée national militaire et dans les écoles de la ville, il reconstitue et dirige l’harmonie municipale. Compositeur de musique, il a écrit notamment une "cantate à Léo Délibes" et de nombreux opéras.

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