Exposition « Etres-Paraître »
L’exposition d’hiver qui se tient au château des Carmes du 6 février au 21 mars n’a pas froid aux yeux. Grâce à Pascal Lacombe, collectionneur et voyageur passionné, le public va découvrir des parures et des objets rituels exceptionnels. Un voyage coloré, ludique et pédagogique au cœur des ethnies du monde entier !
Ouverture les mercredis, samedis et dimanches de 14h30 à 17h30. Entrée libre et gratuite.
L’Afrique, les Amériques et l’Océanie se donnent rendez-vous à La Flèche. Pas besoin de prendre l’avion. Colliers, bijoux, bracelets, plastrons ou pagnes… plus de 120 objets différents, souvent utilisés comme parures rituelles vont être révélés au grand public, grâce à l’exposition « Êtres-Paraître ».
Le Carroi et la Ville de La Flèche voulaient prolonger la thématique de la matière déjà engagée sur d’autres expositions (« Dires de métal » avec Mireille Kessler en 2009). Cette année, c’est l’exploration du textile et la rencontre avec le collectionneur Pascal Lacombe donne l’occasion d’aller plus loin. La matière reste au cœur de l’exposition, mais elle prend différentes formes.
Ces objets étonnants ne sont donc pas présentés de façon chronologique ou géographique. C’est la matière qui prime et sert de fil conducteur. Vous pourrez donc évoluer au cœur de cinq grandes thématiques : la corne, l’os et les griffes d’une part, les plumes, les perles, les coquillages et enfin les métaux. Une approche originale qui met en avant la diversité et la créativité des objets utilisés par les ethnies du monde entier.
Parallèlement, de grandes photos permettront de découvrir ces parures dans leur contexte, portées lors de cérémonies ou de rituels. Une façon de compléter ce voyage immobile et d’apprécier leur importance réelle dans les cultures concernées. Des photos qui devraient faciliter la compréhension du public, en particulier des plus jeunes lors d’animations spécifiques et de séances scolaires. « Êtres-Paraître » est donc à la fois une exposition plastique, très colorée et très artistique, ainsi qu’un formidable voyage ethnologique et pédagogique.
Passionné de voyages et de découvertes, Pascal Lacombe est tombé amoureux des colliers, perles et autres parures un peu par hasard.
« Un jour, il y a plus de 20 ans, j’ai acheté sur un marché africain un collier fabuleux, composé de grosses perles de verre colorées et de dents de lions… Je l’ai offert à une amie pour son anniversaire. Elle m’a alors bombardé de questions auxquelles je n’ai pas su répondre : d’où vient-il exactement ? Comment est-il fabriqué ? A quelles occasions est-t-il porté ? J’ai commencé à faire des recherches et je suis entré dans l’incroyable histoire des objets… ».
« Ces objets ethniques sont aussi des moyens d’affirmer une identité. Deux papous, de tribus différentes, peuvent apprendre énormément l’un de l’autre juste en observant leurs parures. Dans les sociétés tribales traditionnelles chacun a sa place et la met en avant grâce à ses habits et ses bijoux. Dans nos sociétés occidentales, les jeunes font la même chose et se créent une identité avec leurs bagues, leurs colliers, leurs tatouages… D’ailleurs les piercings existent depuis des centaines d’années dans toutes les sociétés, avec parfois des bijoux de plus de 20 cm ».